C’est le plafond de la garantie d’État sur vos contrats d’assurance de personnes — assurance-vie, PER, capitalisation. Au-delà, votre épargne n’est plus protégée : votre établissement vous en informe, sans vraiment vous en parler.
Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) est un fonds d’État : en cas de défaillance d’un assureur, il indemnise les épargnants à sa place — mais seulement jusqu’à un plafond.
Par déposant, par établissement, tous contrats d’assurance-vie confondus.
Chaque euro au-dessus de 70 000 € chez le même établissement n’est plus garanti — ni par l’État, ni par votre banque ou votre assureur.
Un autre fonds couvre vos comptes courants, livrets et dépôts à terme — distinct de l’assurance-vie, et plafonné lui aussi.
Il vous vend une assurance pour chaque risque de votre vie. Mais votre épargne au-delà du plafond, lui, ne la garantit pas : c’est l’affaire de l’État — jusqu’à 70 000 €, et pas un euro de plus.
Grande banque ou petit assureur, la garantie est strictement identique. La taille et la réputation ne changent rien — sur ce point, l’enseigne est un leurre.
Même un client fortuné, fidèle depuis trente ans, n’est pas mieux couvert au-delà du plafond. La garantie ne récompense ni la fidélité, ni les montants déposés.
Créé en 1999, le plafond est resté figé à la suite de la crise de 2008, quand les besoins en fonds propres des banques inquiétaient l’Europe. Qui peut affirmer qu’il n’y aura jamais d’autre secousse ?
Une banque vous propose son assureur maison — un seul. Moi, j’ai accès à plus de soixante compagnies : je structure votre épargne sur plusieurs signatures, chaque ligne restant sous le plafond. La garantie d’État joue alors à plein, autant de fois qu’il le faut.
Et le temps joue contre l’immobilisme : une épargne grossit, l’encours dépasse le plafond sans qu’on y prenne garde, et l’âge apporte ses propres aléas — invalidité, dépendance, transmission. Bien répartie dès le départ, elle vous épargne ces mauvaises surprises.
La solution n’est pas de moins épargner. C’est de répartir.
Transfert gratuit, 0 % de frais d’entrée : répartir ne coûte rien — sauf quand on ne le fait pas.
Quinze minutes pour le savoir — et corriger si besoin.