Deux abattements existent, sur deux « poches » distinctes : 152 500 € sur l’assurance-vie (hors succession, art. 990 I) et 100 000 € sur la succession en ligne directe (art. 779). Les jouer séparément laisse des droits ; bien combinés, ils peuvent les annuler.
Point de départ — 200 000 € d’épargne du client (livrets, contrats) à transmettre à un enfant : selon la voie choisie, le coût total va de ≈ 20 300 € à presque rien.
Les subtilités qui comptent. Les deux abattements ne se cumulent pas sur un même bien : 152 500 € sur l’assurance-vie, 100 000 € sur la succession. • Versements avant 70 ans (art. 990 I) : 152 500 €/bénéficiaire, puis 20 % jusqu’à 700 000 €, 31,25 % au-delà. • Versements après 70 ans (art. 757 B) : seules les primes dépassant 30 500 € (global, tous bénéficiaires) réintègrent la succession — les gains restent exonérés. • Succession après 100 000 € : barème progressif 5 → 45 %. • Bien combinés, jusqu’à ≈ 252 500 € transmissibles à un enfant quasi sans droits. • Frais de notaire : l’assurance-vie est versée hors succession (directement par l’assureur au bénéficiaire) — elle échappe aux frais de notaire ; seule la part transmise par succession en supporte (voir tableau X). • À ajuster selon vos donations de moins de 15 ans et vos autres héritiers. Chiffres indicatifs, à valider ensemble.