Une seule garantie publique : 70 000 € par assuré et par compagnie. La même pour tous — et rien au-dessus.
On la présente souvent comme un argument rassurant : « votre épargne est garantie ». C’est vrai — mais dans une limite précise. En cas de défaillance de votre compagnie d’assurance, la loi prévoit un fonds de garantie — le FGAP, financé par les assureurs eux-mêmes — qui vous indemnise jusqu’à 70 000 € par personne et par compagnie.
Elle joue par assuré et par compagnie, tous vos contrats d’assurance confondus chez le même assureur : assurance-vie, PER assurance, capitalisation, fonds en euros comme unités de compte. Quelques repères :
Petite mutuelle ou grand bancassureur, c’est exactement la même garantie. La taille de l’établissement ne change rien : 70 000 €, ni plus, ni moins.
Cette garantie ne joue qu’en cas de faillite de l’assureur — jamais dans la vie courante de votre contrat.
Votre épargne salariale (PEE, PERCO, PER collectif) et un PER bancaire ne relèvent pas de cette garantie assurance, mais d’un autre fonds, le FGDR : 100 000 € pour les espèces, 70 000 € pour les titres et les FCPE. Deux mondes, deux plafonds — et il est facile de se croire couvert quand on ne l’est pas comme on le pense.
C’est le point que l’on passe souvent sous silence. Au-delà de 70 000 € chez un même assureur, l’État ne garantit plus rien — et la maison qui détient votre épargne ne garantit rien non plus au-dessus de ce plafond. Si vous détenez 200 000 € chez une seule compagnie, 130 000 € reposent, juridiquement, sur la seule solidité de cette maison.
Avec les années, la priorité d’un épargnant se déplace : on cherche moins la performance que la tranquillité. La question devient simple : pourquoi laisser plus de 70 000 € exposés chez un seul assureur, quand l’excédent n’est garanti par personne ?
La réponse ne consiste pas à moins épargner, mais à répartir. En structurant votre épargne sur plusieurs compagnies, chaque ligne reste sous le plafond garanti, autant de fois qu’il le faut — et vous dormez tranquille. C’est précisément ce qu’un courtier indépendant organise : il répartit ce qu’une banque, limitée à son seul assureur maison, ne pourra jamais répartir pour vous.
Mieux vaut le faire tant que tout est simple — réorganiser dans l’urgence, plus tard, est rarement à votre avantage.
Information générale à caractère pédagogique. Garantie du FGAP au titre de la loi du 25 juin 1999, susceptible d’évoluer.
Souvent, un appel de 15 minutes suffit à y voir clair.