ÉPARGNE · LE TEMPS ET L’ARGENT

Livret ou Bourse ? Ce que le temps fait à votre argent.

La preuve la plus simple : 100 € oubliés pendant quinze ans, et ce qu’ils sont devenus selon l’endroit où ils dormaient.

100 € placés fin 2010, retrouvés fin 2025

Regardez la dernière colonne : le potentiel est réel, mais ça secoue en cours de route.

Où vos 100 € étaient placésFin 2025Pire annéeMeilleure année
Nasdaq 100 — technologie américaine≈ 1 200 €−34 % (2022)+54 % (2023)
Or — valeur refuge≈ 420 €−28 % (2013)+27 % (2020)
CAC 40 — actions françaises≈ 365 €−17 % (2011)+29 % (2021)
Livret A — capital garanti≈ 123 €jamais3 % (2023)
Compte courant100 €
Pouvoir d’achat réel, après inflation≈ 79 €l’inflation ronge

Valeurs arrondies, dividendes réinvestis pour les actions. Pires et meilleures années civiles sur 2010-2025. Sources : Euronext, Nasdaq Global Indexes, LBMA (or), Banque de France (Livret A), INSEE (inflation ≈ +27 % sur la période). Hors fiscalité et frais. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; risque de perte en capital.

L’argent qui dort perd du terrain.
Ces 100 € laissés sur un compte courant n’en valent plus que 79 en pouvoir d’achat réel.

Entre les deux, tout le reste

Hors livrets et hors actions en direct, c’est-à-dire l’essentiel de ce qui se construit en pratique.

FamilleRendement viséCe qui le conditionne
Fonds en euros2,5 à 5,5 %Bonus selon la part en unités de compte, sur une ou deux années
Fonds obligataires datés5 à 7 %Échéance connue, absence de défaut des émetteurs
Produits structurés5 à 12 %Barrière non franchie, solidité de l’émetteur
SCPI et SCI4,5 à plus de 7 %Société de gestion et marché locatif
Obligations et fonds obligatairesvariableQualité de l’émetteur et durée
Unités de comptevariableDu prudent au dynamique, des milliers de supports

Fourchettes indicatives, sous conditions, hors frais et fiscalité, relevées au 14 août 2026. Elles dépendent du support, de la compagnie et de la période. Ces supports ne garantissent pas le capital, à l’exception du fonds en euros, garanti par l’assureur.

Une baisse n’est pas une perte, tant qu’on ne vend pas

Depuis l’an 2000, le CAC 40 a connu trois chutes de plus de 30 % : la bulle internet, les subprimes en 2008, le choc du Covid en 2020. Effrayant sur le moment. À chaque fois, le marché a tout repris, en deux à cinq ans.

Et les plus fortes hausses arrivent juste après les crises : environ +100 % entre 2009 et 2013, +70 % entre mars 2020 et fin 2021. Vouloir « sortir au bon moment » est donc un piège : celui qui reste investi gagne, celui qui fuit la baisse rate le rebond.

Un indice n’est pas une ligne qui monte tout droit.
C’est un escalier qui monte, avec des marches qui descendent.

Ce n’est pas « livret ou casino »

À gauche, le capital garanti et un rendement qui couvre à peine l’inflation. À droite, la performance la plus élevée sur longue durée, et les secousses qui vont avec. Presque personne n’a intérêt à se tenir tout au bout.

Tout se joue entre les deux, et cela se règle au cran près : un peu, beaucoup, ou pas du tout, selon votre horizon et ce que vous supportez. Ce curseur n’est pas un choix technique. C’est le vôtre, et il se déplace avec le temps.

La vraie question

Elle n’est pas « sécurité ou risque ». Elle est : quelle part de votre épargne peut travailler davantage, sans vous empêcher de dormir ? En un quart d’heure, on regarde ce que rapporte votre épargne aujourd’hui, et ce qu’elle pourrait rapporter avec le bon curseur.

Régler mon curseur