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publié le 22.05.26
Sur ce que coûte vraiment un PER, en 2026.
La semaine dernière, un dirigeant m'a glissé : « mon PER ne me rapporte rien ». Il avait raison sur les faits — sa performance nette était de 1,4 % en 2025 — et il avait tort sur l'analyse. Son contrat lui coûtait 2,9 % de frais par an, toutes couches confondues. Voilà pourquoi.
Un PER moyen, en 2026, est un mille-feuille. Frais sur versement (jusqu'à 5 %, négociables — chez nous c'est 0). Frais de gestion du contrat (de 0,6 à 1 % selon les compagnies). Frais de gestion des unités de compte (entre 1,2 et 2,4 %). Frais de mandat si gestion pilotée (0,2 à 0,5 %). Frais d'arbitrage. Frais d'arrérages. À la fin, on additionne, et on tombe sur 2 à 3 % à payer chaque année, qu'on gagne ou non.
Sur trente ans, avec un rendement brut de 5 %, payer 2,9 % ou 1,3 % de frais n'est pas la même histoire. Au lieu de finir avec 432 000 €, on finit avec 568 000 € — sur les mêmes versements, le même temps, le même profil. La différence, ce sont les frais. Et ce sont eux qu'un courtier négocie pour vous — pas le rendement, qui ne se négocie pas.
On ne choisit pas un PER pour ce qu'il rapporte. On le choisit pour ce qu'il ne prend pas.
Si vous avez un PER ouvert il y a plus de cinq ans, et que vous n'en avez plus reparlé avec personne depuis, faites-vous la faveur d'en lire le DIC une fois — ou de me l'envoyer. Souvent, l'audit prend dix minutes et économise dix ans.