Près de 7 000 conseillers en gestion de patrimoine indépendants, deux fois plus qu’il y a dix ans : les épargnants cherchent la confiance et la relation humaine.
L’épargne française s’est longtemps limitée au compte courant, au livret A et à l’assurance-vie de sa banque. Ce modèle recule au profit des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, dont le nombre a presque doublé en dix ans.
Ils réalisent aujourd’hui entre 30 % et 35 % de la collecte des particuliers en unités de compte et en private equity, contre moins de 15 % il y a dix ans.
Avec une fiscalité et une réglementation de plus en plus complexes, ils attendent une vision d’ensemble plutôt qu’un produit. Familles recomposées, cession d’entreprise, dépendance : chaque situation demande une réponse sur mesure, et un accès à la diversification au-delà des placements bancaires.
« Bâtir un patrimoine est l’œuvre d’une vie. »
Les honoraires sont de plus en plus vus comme un investissement : le coût réel vient du manque de connaissances et des décisions prises trop vite.
La rotation des conseillers bancaires et les produits maison ont affaibli la relation de proximité. Le CGP indépendant sélectionne les solutions sur l’ensemble du marché et coordonne notaire, avocat et banquier. Les applications permettent en plus de suivre tous ses placements au même endroit.
Pour l’autrice, la valeur ajoutée est passée du produit au conseil, et l’avenir appartient à ceux qui remettent l’humain et l’expertise au cœur de la décision.